Gratuit ou payant ?
C’est la question que tout le monde se pose pour…gagner de l’argent.
Les plus gros opérateurs de l’internet (cf. « Le Net se met dans le coût » in Libération du 14-11-2003) préparent des solutions pour nous faire payer des services jusqu’ici gratuits. D’autres se demandent comment gagner de l’argent avec les weblogs (voir ici).
Du côté de la presse écrite la solution envisagée est tout autre. Le Monde a publié dans son édition du 17 novembre un article intitulé « Les titres gratuits attisent la convoitise de la presse payante ». En effet il semblerait que les bénéfices viennent des journaux gratuits.
Les grands groupes envisagent de lancer des publications de ce type et – ceux existants – de se développer en province après Paris où le succès est au rendez-vous « 800 000 exemplaires diffusés chaque jour en Ile-de-France, pour 1,5 million de lecteurs revendiqués, soit 17,3 % des Franciliens. »
Le model économique de cette presse est essentiellement basé sur la publicité
Ces journaux commencent surtout aussi à faire leurs preuves sur le terrain de la publicité. "Les gratuits disposent encore d'un fort potentiel de croissance. Ils devraient sans mal doubler leurs recettes publicitaires dans les dix-huit mois. Investir sur les gratuits est devenu une évidence pour les annonceurs", constate Luciano Bosio, directeur général adjoint du groupe de conseil Carat Expert.Le paradoxe entre ces tendances n’est qu’apparent. A y regarder de plus près ce qui est gratuit pour le consommateur ne sera toujours qu’une version édulcorée de ce qui se paye. Quoi de commun entre les gratuits et les autres journaux à part le papier ? Certainement pas la qualité rédactionnelle ni l’investigation. Pour les services Web, même chose, sauf que nous avons débuté par du gratuit et, une fois bien accroché, on nous le fait payer, si nous refusons il n’y aura plus qu’à revenir au service minimum.
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